Le jardin sans entretien, oui mais...

Beaucoup de jardiniers amateurs pensent que le jardin est forcement synonyme de temps et d'engagement, parfois plus même que de détente. Et, c'est pourquoi l'on voit fleurir (pardon pour l'expression) un peu partout des carrés et des rectangles de bâches vertes et brunes destinées à empêcher la mauvaise herbe de coloniser de jeunes plantations d'arbustes.

 

Très souvent inadaptées au milieu dans lesquelles on les utilise, les bâches vont faire souffrir les végétaux qui se retrouvent bloquer en dessous. Ainsi, les échanges d'air et d'eaux diminuant de manière drastique, le sol s'appauvrie lentement et de manière absolument irréversible. Par la suite cela risque d'être le commencement d'attaques phyto-parasitaires. Car, avec le temps, la bâche ayant empêcher tout apport de manière organique par le haut,  phénomène qui se retrouve naturellement en forêt où les feuilles tombent au sol et se transforment progressivement en humus assimilable par les plantes, la terre devient sèche et perd ses ressources en sels minéraux sans lesquelles aucun végétal ne peut croitre en bonne santé. 

 

Il est donc indispensable de bien identifier les besoins présents et futurs et de réflèchir suffisamment à l'avant projet pour ne pas engager des frais dans une direction qui au final, sur le long terme, se révélera finalement mauvaise. 

 

Meilleure est la solution qui consiste à bien choisir ses végétaux, à opter pour un panel de plantes capables de résister aux maladies et parasites locaux, en plus du climat régional. Mais avant tout et surtout à couvrir la zone de plantation de manière non pas seulement convenable, mais de façon optimale. Ce qui évidemment évitera toute érosion pluviale ou éolienne des sols. De même que la couverture végétale des arbustes empêchera naturellement et sans aucun artifice la pousse des mauvaises herbes.

 

De là, le sol reste vivant. Des arbustes bien choisis peuvent tenir des pentes très fortes et ne provoquent jamais de marée aqueuse, au pied d'un talus, phénomène qu'engendre facilement une bâche lors de fortes précipitations. Certains couvres sols, une fois bien lancés ne nécessitent plus aucun entretien une à deux années seulement après leur mise en terre. 

 

Qui plus est, si l'assortiment végétal est bon, le jardin peut fleurir en toute saisons et sous toutes les expositions, pourvu que le choix initial fut assez intelligent et pragmatique.

 

Il est donc essentiel de réfléchir et de songer à ce que l'on fait et à l'incidence de nos actions sur la vie du jardin. Est-il logique de mettre des bâches de plantation en plastique, composées à 100% de matières issues de l'industrie pétrochimique, sur nos sols et de là peut-on espérer qu'avec cette solution miracle tout ira mieux dans le meilleur des mondes ? Non, bien évidemment à part polluer et enlaidir le sol on ne réussira qu'à fatiguer et fragiliser les végétaux, rien de plus. 

 

La nature est tellement bien faite, les mécanismes de sociologie végétale sont si intelligent qu'il faudrait vraiment croire aux mirages pour songer qu'une bâche en plastique pourrait systématiquement résoudre nos problèmes.

 

Certes, parfois elle peut être utile, mais seulement parfois et dans des cas très limités. Il sera nécessaire de songer une minute sérieusement à ses choix. Il faut être capable de se poser la question franchement, ne suis je pas simplement entrain de céder à un effet de mode ?

 

Bâche et paillage deux sacrés miroirs aux alouettes, attention donc aux solutions miracles qui n'existent que dans les rêves.


Wiss Paysagiste dans le Gard et dans l'Hérault à Alès, Uzès, Nîmes, Arles et Montpellier : le savoir vert !